UN AUTRE ARTICLE ROUMAIN.
Traduit par mon amie Maria Bratu.




Gérard était un être poétique, qui a su garder dans son amer toute la fraîcheur, la pureté et la beauté de l’enfance. Les lignes suivantes en témoignent.
Au printemps de 1946, Claude Autant-Lara lui a proposé le rôle de François dans Le Diable au corps, qu’il a refuse au debout, qu’il a joue par la suite, à la demande d’Anne et pour lequel on lui a décerne a Bruxelles le prix de la meilleure interprétation masculine.
Lisant et relisant Le Diable au corps, Gérard s’était imprègne de François, ce garçon qui passe d’autant plus difficilement de l’enfance a l’adolescence dans un temps ou il n’y a presque plus d’adultes autours de lui, qu’il vit en marge d’une société affaire dans la guerre. Toutes les proportions gardes, n’avait-il pas connu luisette une adolescence singulier, a cause de la guerre ? Avant même qu’on ne lui confiait le rôle, il était totalement François, ce grand garçon mince, de guingois, aux rires d’enfant et aux souffrances d’homme. „Tout chez Gérard, a écrit Claude Autant-Lara, se manifestait de façon enfantine. Car il est reste infiniment jeune, souvent même un peu menteur, comme les enfants gâtes, gâtes par la chance. Je veux citer un exemple: le rire de Gérard dans une ravissante scène. Marthe annonce a François sa prochaine maternité et François – Gérard- rit… Il éclate de rire, d’un rire un peu nerveux… car s’il manifeste sa joie d’une manière enfantine, il sent et nous sentons avec lui - qu’il n’est pas encore mur pour ce genre de joie, et pourtant il rit …Il rit nerveusement en homme, en faux homme qui sait déjà qu’il n’ira pas jusqu’au bout de son devoir”.

Le film terminé, toute l’équipe qui avait participe a sa réalisation fut réunie dans la petite salle de projection du studio. Quand le mot „finapparut sur l’écran, quand chacun se fut rendu compte que la partie était gagne, Gérard se leva. Intrigués, les regards se levèrent sur lui. Il avait sorti une boite de sa poche, puis un petit cadre sur lequel il versa un liquide. Il souffla ensuite de toutes ses forces et de multiples bulles se répandirent sur les spectateurs. Quelque chose du François du roman de Raymond Radiguet était reste en lui; c’était sa façon de lui dire merci et a ceux qui lui avaient fait confiance, sa façon de dire adieu a un personnage qu’il aimait, a un rôle qui allait s’avérer l’un des plus grands de sa carrière. „Le métier d’acteur, a écrit Roger Vailland, n’a rien noté à l’adolescent Gérard Philipe. Il sait encore être un grand garçon jusque dans la démarche, jusque dans cette façon de courir de la porte du lycée a la fenêtre de la bien-aimée”. Gérard était souvent en proie a des crises d’humeur. Un humeur féroce. Il remettait tout en question sans cesse – c’est un des traits caractéristiques de son caractère – comme si rien, jamais, ne devait le satisfaire. Il voulait toujours, et ce souci de perfection, il l’a garde jusqu’a sa mort, il voulait toujours mieux faire.


Je remercie de nouveau Maria de m'envoyer ces documents sur Gérard Philipe.

Si vous avez d'autres articles où documents, n'hésitez pas à me les envoyer,Merci d'avance.
Nadine.

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